Fab in Montréal

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5 semaines…

…avant mon retour en Bretagne !

Et oui, j’ai décidé de revenir au pays le 1er novembre prochain. Il me reste donc un peu plus d’un mois pour profiter de Montréal, du Québec, de l’Amérique du nord.

Mon visa actuel me permettait de rester jusqu’en mars prochain, alors pourquoi rentrer, me direz-vous ? Et bien il y’a plusieurs raisons à celà :

-Le mal du pays pour commencer. La Bretagne me manque : la proximité de la mer, la bonne cuisine, la famille, les amis, les matchs d’En Avant, et tant de choses… Il faut parfois s’éloigner pour se rendre compte comment on est bien chez soi. Quelques français se plaignent plus ou moins de leur pays d’origine ici, mais moi je l’aime comme ça, avec ses qualités et ses défauts..

-La séparation avec Shoupie : 4 mois séparés, c’est difficile à vivre, et même si on a passé un superbe été tous les 2, c’est dur de repartir pour 4 mois, voire plus… Et ce autant pour elle que pour moi. 

-Le manque d’avenir ici : alors attention, je ne parle pas de l’avenir professionnel. De ce côté là, tout me pousserait à rester. J’ai un bon travail, l’environnement économique est très favorable, le chômage est très bas… mais voilà, je privilégie le côté personnel avant tout, et je n’arrive pas du tout à m’imaginer m’installer ici sur le moyen / long terme, du moins pas pour le moment. Ca s’explique par le mal du pays mais aussi pour quelques autres raisons ci-dessous :

-La différence de culture. Ca prend du temps de s’intégrer ici, mais je pense que c’est valable partout. Un nouveau pays, ca ne se limite pas seulement à un accent, une monnaie différente et des nouvelles coutumes, non, le changement se fait aussi dans les relations entre les gens, dans les habitudes, dans les règles, la manière de penser et de vivre. Bref, le québec est un endroit sympathique mais qui n’a rien à voir avec la France, et on peut vite être déboussolé. Ca prend du temps et de la patience pour apprendre, s’y habituer, et je ne suis pas prêt à me lancer là dedans…

-La vie citadine. J’ai grandi dans un village de 300 habitants et j’ai toujours habité en périphérie de petites villes bretonnes, jamais trop loin de la mer ou des bois… alors forcément le rythme change arrivé ici ! Et pourtant, Montréal est une ville tellement cool, calme et verte comparée à Paris ou à d’autres villes américaines. Oui mais ca reste malgré tout une grande métropole qui fourmille et qui génère le mode de vie qui va avec. Ca à son charme, mais ca peut aussi parfois être fatigant…

Mais il faut que vous sachiez que malgré ce retour “anticipé”, je ne regrette absolument pas mon expérience. Je suis très heureux, très fier de tout ce que je vis ici, tout comme je suis très heureux de rentrer. Cette expérience m’apporte ce que je voulais et j’en suis pleinement satisfait.

A mon retour j’aurais donc passé 7 mois outre-atlantique, il me suffit de regarder les archives de ce blog pour voir le chemin parcouru et toutes les expériences que j’ai pu vivre ici, et j’en suis très content. Une toute petite déception malgré tout : je ne vais pas connaître l’hiver québécois. Mais bon, il y’a pire…

Il me reste donc 5 semaines d’aventures qui, vous allez voir, seront très remplies… je ne peux pas quitter le continent sans aller voir Barack…

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Pari réussi !

C’est fait ! Ce midi, j’ai bien franchi la ligne d’arrivée du semi-marathon de Montréal, après un parcours de 21.1 km réalisé en 1 h 35 mn.

Dès 9H30, il y’avait déjà la foule sur le pont Jacques Cartier, 1 heure après le départ du Marathon. 7148 participants étaient là pour le semi. L’attente fut longue, mais le départ était bien donné à 10H30 avec une difficultée d’entrée de jeu : la montée du pont.

Une fois ce premier obstacle franchi, on se retrouve dans le centre-ville, sur le circuit des marathoniens, qui en sont eux, à leur 23ème kilomètre. Le boulevard de Maisonneuve passe doucement et on attaque la cote de Berri. Il faut savoir que le parcours est réputé assez difficile en raison du dénivelé assez important et de la chaleur humide qui règne à cette époque.

Voir le plan du parcours

Bizarrement, c’est dans ces difficultés que je me sens le mieux et cela se passe sans problème, j’arrive au parc Lafontaine en pleine forme, et c’est tant mieux car c’est ici que m’attendent quelques collègues venues encourager leurs amis.

La traversée du plateau se fait assez vite et on se retrouve sur le boulevard Saint Laurent qui est un long faux-plat montant. Les kilomètres commencent à se faire sentir, mais ca passe là encore sans problème, sauf pour les marathoniens : eux arrivent au fameux mur du 30ème kilomètre et beaucoup ralentissent ou s’arrêtent complètement et semblent en grande difficulté.

Pour ma part, je suis à la moitié du parcours et c’est là que je sens un second pic de forme, on commence enfin à redescendre et ca facilite les choses. La descente de l’avenue De Lorimier permet de récupérer avant d’attaquer la partie la plus difficile…

La Rue Rachel tout d’abord, qui paraît interminable, car on distingue le stade Olympique au loin, situé tout près de l’arrivée. Une fois arrivé au bout, il nous faut faire le tour du parc Maisonneuve pour les 3-4 derniers kilomètres, c’est ce final que j’ai trouvé le plus dur. Ca commence par le boulevard Pie-IX qui est long et qui monte constamment, les 2 dernières rues sont ensuite plus courtes et en descente légère. J’espèrais pouvoir accélerer la cadence sur ces 2 derniers kilomètres, mais mes jambes n’étaient visiblement pas d’accord.

L’arrivée enfin, la foule se fait plus dense et on pénètre dans le parc Maisonneuve pour les 150 derniers mètres. Le chrono annonce 1 h 35 mn, ce qui correspond à l’objectif que je m’étais fixé. Parfait ! En récompense, une belle médaille souvenir :

Sans surprise, les 2 courses principales ont été remportées par des kenyans. La surprise vient plutôt de mon classement perso qui m’a fait très plaisir ! (voir plus bas).

Au total, ce sont plus de 24000 coureurs qui ont participé aux courses de 42, 21, 10, 5 et 1km. L’évènement a malheuresement été endeuillé par le décès d’un coureur victime d’un arrêt cardiaque à 2 km de l’arrivée.

Mes stats :

21.1km en 1 h 35 m 16 s. (Temps réel : 1 h 34 m 25 s)

4 mn 31 s au kilomètre.

13.32 km/h de moyenne.

Classement :

183ème sur 7148 participants.

162ème sur 3873 hommes.

29ème sur 551 par catégorie (Hommes 25-29 ans)

Voir les résultats complets ici

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Demain, 10H30…

… je serais sur l’immense pont Jacques-Cartier pour le départ du semi-marathon de Montréal. Avec une bonne préparation et une bonne alimentation au cours du dernier mois, je pense être bien affûté pour la course.

Le départ se donne donc depuis le pont Jacques Cartier, et le tracé traverse la ville. Passage par la cote de Berri, le parc Lafontaine, le boulevard St-Joseph près de chez moi, le boulevard Saint-Laurent, le parc du Père Marquette, De Lorimier, puis une longue ligne droite sur la rue Rachel et enfin le tour du parc Maisonneuve, pour arriver près du stade Olympique. Voir le tracé ici (Ligne bleue)

Malheuresement pour moi, l’arrivée ne se fait pas dans le stade olympique, comme c’était le cas les années passées.

Autre chose, si vous le souhaitez, vous pouvez me suivre en direct sur internet, pendant ma course, grâce à la puce GPS de mon téléphone. Pour celà il suffit de cliquer sur le lien ci dessous :

http://runkeeper.com/user/fregnier/activity/

Rendez vous vers 10H30, (16H30 heure francaise) et actualisez la page. Quelques secondes ou minutes après le départ, une nouvelle activité apparaitra dans la colonne de gauche (celle du 25 septembre, donc). Elle devrait s’afficher toute seule, sinon cliquez dessus.

Vous pourrez voir ma progression sur la carte, grâce au point bleu. Bon, ce n’est pas toujours très fiable, ca coupe parfois un peu la trajectoire, mais l’essentiel y est !

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POP Montréal

Un festival, encore un ! Le dernier de l’été cette fois, et pas des moindres : Pop Montréal. Le festival de musique Pop fête ses 10 ans cette année et a créé l’évènement en invitant le groupe Arcade Fire à se produire Place des Arts.

Et qui de mieux qu’Arcade Fire pour inonder le Quartier des festivals ? Le groupe de Win Butler et Régine Chassagne, originaire de Montréal, est un peu l’emblème rock de la ville… Ce sont donc près de 100 000 personnes qui sont venues assister au concert jeudi soir. La place des arts était pleine et certains ont été contraints de rester dans les rues adjacentes, faute de place.

Pour ma part, j’avais découvert Arcade Fire il y’a quelques années dans un DVD sur le festival californien Coachella. Ca ma fait un petit quelque chose de les voir pour la première fois ici chez eux, en Amérique du nord.

Avec ce concert, le groupe termine sa tournée mondiale qui aura duré un an et qui avait débuté… sur le parking d’un centre commercial de Longueuil, à côté de Montréal. La boucle est bouclée…

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Energizer Night Race

Bonne résolution de la rentrée : je reprends le sport. Après un mois et demi sans pratiquer et à manger beaucoup trop, mon corps était en souffrance. Heureusement, je me suis bien repris, avec un objectif en tête : le semi-marathon de Montréal, qui va se courir dimanche matin.

En attendant, beaucoup d’entrainement donc, et la participation à une course, l’Energizer Night Race. Cette course s’est déroulée samedi soir et avait la particularité d’être organisée de nuit !

Muni d’une lampe frontale et d’un tshirt à bandes lumineuses, j’ai donc pris le départ du 10 KM. J’ai ainsi pu mesurer ma bonne forme actuelle puisque j’ai terminé le parcours en 44 minutes, pour finir à la 37ème place… sur 966 participants ! (Voir le classement)

Voici un aperçu rapide de la course, en attendant des photos et des vidéos de samedi :

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A défaut de tour de France…

Le weekend dernier, le Québec accueillait un évènement sportif : le grand prix cycliste de Québec et Montréal. 2 courses, une le vendredi, une le dimanche dans les villes de Québec et Montréal.

Le dimanche après-midi donc, je suis allé sur les pentes du Mont Royal pour profiter de la course. Armé de mon drapeau breton, j’ai rencontré beaucoup de compatriotes et encouragé les cyclistes présents.

Le plus amusant, c’est que la course était retransmise à la TV et que grâce à Internet, Sophie a pu m’apercevoir à 2 reprises au bord de la route, lors du passage des échappés (le circuit était une boucle qui empruntait le Mont Royal une dizaine de fois.

Moi et mon drapeau breton

Au final, c’est le portugais Rui Costa qui s’impose devant le Francais Pierrick Fédrigo et le belge Philippe Gilbert (qui avait remporté la course de Québec). En redescendant le mont après le dernier passage des coureurs, j’ai pu apercevoir plusieurs pointures et assister à la remise des prix de très près :

Robert Gesink et l’équipe Rabobank

Le podium avec le maire de Montréal, Gérald Tremblay, à droite.

Ryder Hesjedal, meilleur cycliste Canadien.

La ligne de départ / arrivée.

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Un weekend en Ontario… (Partie 2)

Dimanche matin, nous quittons Toronto pour aller un peu plus au sud : direction Niagara ! Encore une fois, je navigue en terrain connu et je retrouve vite mes repères.

Après avoir admiré le site une première fois, c’est en descendant vers le bateau qu’on croise un vétéran de la Gendarmerie Royale Canadienne. Alors que je prends Sophie en photo avec lui, il commence a lui parler et a lui demander d’où elle vient. Il se trouve que l’honorable policier a des origines familiales bretonnes, de Brest précisémment, et a l’air ravi de nous en parler.

Cette sympathique rencontre effectuée, nous descendons donc vers le bateau où surprise, il n’y a aucune file d’attente. Nous montons donc rapidement à bord muni de notre poncho bleu. 15 minutes plus tard, nous sommes au coeur des chutes, face à cet immense mur d’eau. Toujours aussi impressionnant !

Une fois ce petit tour effectué, on décide de reprendre rapidement la route, car un long trajet nous attend. On passe d’abord par le centre-ville de Niagara, qui ressemble vraiment à une fête foraine. En fin de journée, après avoir longuement longé le lac Ontario, on fait une pause repas et découverte à Kingston, sans y trouver grand intérêt car la ville est déserte et semble peu attrayante, du moins de nuit.

Ce beau weekend se termine donc par un retour vers minuit sur Montréal, et marque la dernière grande aventure de l’été puisque Shoupie s’en va 3 jours plus tard… C’est la rentrée pour tout le monde. Et voilà mon retard sur le blog rattrapé !

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Les mots de Jack

Le 25 juillet 2011, moins de 3 mois après sa seconde place historique aux élections fédérales, Jack Layton, le visage amaigri et la voix rauque, annonce qu’il cède temporairement la direction de son parti. Il décède un mois plus tard.

3 jours auparavant, il laisse à sa femme une lettre destinée à l’ensemble des Canadiens, lettre émouvante qu’on peut lire ici. Publiée le jour de son décès, elle contient ces mots :

Mes amis, l’amour est cent fois meilleur que la haine. L’espoir est meilleur que la peur. L’optimisme est meilleur que le désespoir. Alors aimons, gardons espoir et restons optimistes. Et nous changerons le monde.

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Un weekend en Ontario… (Partie 1)

Vendredi après-midi… pas de travail, un beau ciel bleu, une jolie voiture de location et nous voilà parti sur la route Canadienne direction l’Ontario et sa capitale : Toronto.

Pour moi, c’est une seconde visite, pour Sophie une découverte, et la première fois qu’on sort de Montréal en liberté, au volant… Après un trajet des plus agréables où Sophie se prend de passion pour les gros camions, nous arrivons sur Toronto au coucher du soleil, et nous circulons sans problème entre les buildings pour rejoindre notre hôtel.

Pour notre première soirée en ville, on se rend à l’hôtel de ville ou un hommage est rendu à Jack Layton. Jack Layton, c’est ce politicien à la tête de la vague orange qui a submergé le Canada lors des précédentes élections. Quelques mois après son succès, il a du quitter subitement la politique, et malheuresement, son cancer a eu raison de lui. Ca a été une véritable onde de choc dans tout le Canada, tant cet homme était apprécié et reconnu pour sa qualité et son honneteté. On en a pris toute la mesure en voyant l’hommage réservé par les habitants de Toronto, la ville ou il a exercé. Partout, des gens habillés en orange, et une place de l’hotel de ville recouverte de dessins, de mots, dessinés à la craie… Emouvant, et impressionant.

Avant d’aller dormir, on passe par Dundas Square et ses lumières, toujours aussi impressionant.

Le lendemain, direction la CN Tower pour admirer la ville au réveil, ainsi que le lac Ontario sous la brume matinale. En descendant, on voit les médias un peut partout devant la grande salle ou ont lieu les funérailles de Jack.

Pour nous, ce sera base-ball, avec un match des Blue Jays face à Tampa Bay et une nouvelle défaite des locaux… Après ce match, on fait un petit tour dans le centre-ville avant de prendre le bateau pour Toronto Island. Il fait beau, et on traverse l’île pour admirer la vue sur le lac Ontario. Le soleil se couche, et on peut alors revenir de l’autre côté de l’île pour contempler le spectacle offert par la ville et ses lumières. Hommage à Jack encore, la CN Tower est éclairée en orange ce soir, au lieu du traditionnel rouge et blanc canadien.

On passe une belle soirée dans le centre-ville de Toronto avant de filer au lit, car une belle aventure nous attend encore le lendemain…

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Manger sans les yeux…

Vous vous demandez ce qui mepasse par la tête avec ce titre étrange ? Ca tombe bien, c’est d’une expérience assez bizarre que je vais vous parler dans cet article.

Dans notre série d’expériences culinaires, Sophie et moi sommes allés manger au restaurant Onoir. Rien d’extraordinaire niveau cuisine dans ce restaurant, mais un concept tout à fait étonnant : on y mange dans le noir total !


Le restaurant nous fait vivre une expérience assez incroyable en nous mettant dans la peau de non-voyants le temps d’un repas. Ce sont d’ailleurs des personnes aveugles ou malvoyantes qui s’occupent du service.

Comment ca marche ? Il y’a plusieurs services qui se succèdent. On a du réserver pour une heure précise et arriver au bar du restaurant qui est lui bien éclairé. La réceptionniste nous a donné le menu et on a fait notre choix.

Notre serveur attitré, Guillaume (tout à droite sur la photo ci dessous) est alors venu nous chercher. En file indienne, la main sur l’épaule gauche de la personne qui nous précède, nous sommes alors entrés dans la salle du restaurant, guidés par le serveur.

Il nous installe côte à côte, ce qui est plus pratique pour discuter, et nous indique où se trouvent nos couverts. L’obscurité est totale, la sensation est très étrange. D’abord vide, la salle se remplit peu à peu. On entend passer des gens tout prêt, certains sont même installés en face de nous.

Guillaume revient de la cuisine avec nos plats, on l’entend arriver : pour éviter d’entrer en collision avec un autre serveur, il murmure régulièrement un “attention” en avancant, les autres font de même. Nous voilà servis : escalope de veau sauce citron avec pommes de terre et légumes.

Je commence d’abord à couper mon pain très aisément, ouvre la barquette de beurre sans problème, mais les ennuis commencent au moment de tartiner : le beurre est si léger que j’ignore si il est toujours sur le couteau. Je porte le pain à ma bouche : pas de beurre. J’ignore où il est passé.

Mais celà n’est rien comparé au plat. Fourchette et couteau en main je pars à l’assaut du contenu de mon assiette. Je tâtonne, impossible de repérer à quoi correspond ce que j’arrive à trouver. J’esssaie de couper, ca ne marche pas. J’essaie de prendre un morceau avec ma fourchette, elle reste désespérément vide.

A mes côtés, Sophie semble perdue. Je lui donne mon astuce : puisque personne ne nous voit, autant se repérer avec les doigts. Grâce à cette technique peu élégante, je finis par réussir à faire un plan de mon assiette, et à manger, enfin !

A défaut de se voir, les gens se parlent plus fort, le brouhaha dans la salle est assez impressionant. On fait connaissance rapidement avec nos voisins d’en face, qui viennent eux aussi pour la première fois.

Après le plat, Guillaume vient nous débarrasser et amène le dessert : Mousse au chocolat pour Sophie, Dessert Surprise pour moi. Après quelques bouchées, je crois distinguer un Tiramisu. Le dessert s’avère un peu plus facile à manger. 

A la fin du repas, je lance un hésitant “Guillaume !” dans le noir, au bout de quelques secondes, je l’entends approcher afin de nous diriger vers la sortie. Nous quittons nos voisins de table qu’on ne verra donc jamais.

Il nous guide entre les tables, et derrière un rideau nous retrouvons enfin le bar et sa luminosité. Petit contrôle : pas de sauce ou de mousse au chocolat sur les vêtements, tout va bien ! Il est temps de saluer Guillaume et de s’en aller, mais avant, le paiement de l’addition, lui, se fait au grand jour.